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Entretien : Directive ErP : simplification et comparabilité ?

Directive ErP : simplification et comparabilité ?

La phase de transition de deux ans de la Directive ErP prendra fin en septembre 2015. La directive a pour objectif d'améliorer l'efficacité énergétique des produits liés à l'énergie en spécifiant des normes d'efficacité minimale obligatoires. À cet égard, l'UE introduit progressivement une exigence selon laquelle les appareils de chauffage doivent comporter une étiquette. Les fabricants, les spécialistes en sanitaire/chauffage/climatisation et les maitres d'oeuvres sont contraints d'appliquer cette directive. Vaillant apporte son soutien et fait office de partenaire compétent dans le cadre de ce processus. En effet, l'entreprise facilite la compréhension de la question de l'ErP, la place à la portée de tout un chacun et offre la solution adaptée à chaque utilisation. Christian Rosier, directeur de projet et spécialiste de la directive ErP chez Vaillant explique de quelle façon la nouvelle directive concerne les architectes et les bureaux d'études.

L'ErP est un sujet qui suscite de plus en plus l'intérêt. Qu'est-ce qu'elle implique exactement ?

La Directive ErP sur les produits liés à l'énergie, publiée par la Commission européenne, est prévue pour entrer en vigueur dès septembre 2015. La Directive ErP définit, par exemple, l'efficacité minimale des produits consommateurs d'énergie. Les produits commercialisés après la date d'entrée en vigueur de la directive devront satisfaire à cette exigence. La Directive ErP se fonde sur l'objectif de l'Union européenne qui consiste à réduire les émissions de CO2 et est censée promouvoir la production et la commercialisation d'appareils à efficacité énergétique élevée. Une étiquette relative à l'efficacité énergétique, apposée sur les appareils, favorise également la transparence pour le consommateur final en ce qui concerne les performances énergétiques.

La Directive ErP impliquera-t-elle une évolution sur le marché ?

Certains appareils, plus particulièrement les unités de chauffage, ne seront pas en mesure de satisfaire aux exigences minimales en matière d'efficacité énergétique. Par conséquent, ils ne seront plus fabriqués à compter de septembre 2015. Cette réalité accélèrera de manière considérable le passage du chauffage traditionnel à la technologie des piles à combustible.

Quels produits sont concernés par la directive ?

Dès septembre 2015, les catégories de produits qui nous concerne et appelées LOT, sont les générateurs de chauffage central (LOT 1), les chauffe-eau (LOT 2) et les chauffe-eau à accumulation (également LOT 2).

Elles viennent s'ajouter aux appareils de climatisation et aux pompes déjà concernés depuis 2013. Les chauffe-eau instantanés électriques ou au gaz sont aussi concernés. L'étiquette doit figurer sur les chauffages individuels et les chauffe-eau instantanés d'une puissance maximale de 70 kW et sur les chauffe-eau à accumulation d'une capacité maximale de 500 litres. D'autres catégories de produits seront ajoutées à l'avenir, par exemple les appareils de ventilation ou les chauffages à combustible solide, probablement à partir de 2016.

Les appareils existants sont-ils aussi concernés ?

Non, les règlements s'appliquent uniquement aux appareils et systèmes commercialisés après septembre 2015.

Les systèmes de chauffage et de climatisation doivent plus particulièrement satisfaire à des critères propres au pays ou au climat. Par conséquent, la catégorisation au moyen d'un système standardisé est-elle pertinente ?

Les valeurs techniques spécifiques sont déterminées pour trois zones climatiques différentes (conditions climatiques froides, intermédiaires et chaudes). Ces zones climatiques sont visibles sur l'étiquette relative à l'efficacité énergétique et l'évaluation du produit se fonde sur ces dernières. Les valeurs spécifiques qui figurent sur l'étiquette et dans les données techniques sont déterminées d'après des conditions de référence prédéfinies afin de permettre une comparaison. Néanmoins, les valeurs ne peuvent offrir qu'une indication approximative de l'efficacité énergétique réelle à l'endroit où l'appareil est installé.

Dans quelle mesure les architectes et les bureaux d'études seront-ils concernés par la directive ?

L'étiquette ne se substituera en aucun cas aux conseils des experts en matière de conseils et de préconisation. Les architectes et les responsables des préconisations techniques sont impliqués plus particulièrement dans la préconisation des systèmes qui devront à l'avenir faire l'objet de calculs et être documentés d'après les classes d'efficacité en vigueur. Ces systèmes mixtes sont soumis à des exigences spéciales en matière d'étiquetage. Les fournisseurs de ce type de systèmes mixtes, dans de nombreux cas des grossistes ou des installateurs, doivent créer une étiquette pour le système en faisant figurer les calculs nécessaires.

À qui incombe la communication et la vérification des données ?

Toutes les données pertinentes doivent être fournies par les fabricants sous la forme d'étiquettes énergétiques et de fiches techniques. La responsabilité de la mise en œuvre de la Directive ErP incombe aux organes de supervision du marché.

La directive affectera-t-elle la liberté en matière de préconisation et de design ?

La Directive ErP s'applique à l'efficacité des appareils individuels. Par conséquent, en général, il sera toujours possible de mettre en œuvre toutes les combinaisons de systèmes actuellement envisageables. Les produits qui ne pourront plus être commercialisés du fait de l'application de la Directive ErP, bien entendu, ne pourront plus être intégrés à un système.

La directive semble assez complexe. Néanmoins, les informations spécifiques simplifieront-elles la préconisation et la décision d'achat d'un produit ?

Oui et non. Oui, car la complexité sera en grande partie gérée par les fabricants. La décision d'achat sera simplifiée par les informations supplémentaires et la plus grande transparence. Et non, car, plus particulièrement en ce qui concerne les systèmes de chauffage, cette simplification et comparabilité supposée de différentes technologies implique un risque d'erreur d'interprétation. En effet, le produit affichant la meilleure classe d'efficacité sur son étiquette n'est pas toujours le meilleur choix pour le client final. Les conditions d'installation spécifiques doivent toujours être prises en compte. Les conseils d'un professionnel sont donc toujours indispensables !

À propos de la personne interrogée :

Le Dr Christian Rosier est gestionnaire de projets au sein de l'entreprise Vaillant. Après avoir obtenu un diplôme en génie mécanique à l'université RWTH Aachen, il a tenu différents postes au sein d'entreprises industrielles et de conseil avant de rejoindre les effectifs de Vaillant en 2011.