Énergies renouvelables

Les énergies renouvelables désignent les formes d’énergie issues de ressources naturellement reconstituées (soleil, vent, eau, chaleur du sous-sol, biomasse). En France, leur déploiement est encadré par la loi de transition énergétique pour la croissance verte (2015), la loi énergie‑climat (2019), la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et, pour le bâtiment neuf, la RE 2020 (qui a succédé à la RT 2012). En 2024, elles représentent environ 23 % de la consommation finale brute d’énergie, et environ 31 % de la consommation finale brute d’électricité (données provisoires)
Filières : le solaire se décline en photovoltaïque (production d’électricité, en toiture, au sol ou en autoconsommation individuelle/collective) et en solaire thermique (production de chaleur pour l’ECS ou le chauffage). L’éolien (terrestre et en mer) convertit l’énergie cinétique du vent en électricité via des rotors entraînant un alternateur ; l’offshore peut être posé ou flottant selon les sites. L’hydroélectricité s’appuie sur les chutes et débits d’eau (barrages, « au fil de l’eau », STEP pour le stockage par pompage‑turbinage) afin de produire une électricité pilotable. La biomasse recouvre les matières organiques d’origine végétale ou animale : elle fournit principalement de la chaleur (chaudières bois, réseaux de chaleur), mais aussi de l’électricité (cogénération) et du biogaz/biocarburants pour l’injection, la chaleur ou les transports. La géothermie exploite la chaleur de la Terre : peu profonde via des pompes à chaleur (bâtiments, réseaux), profonde pour la chaleur (réseaux géothermaux) et, dans certains contextes, pour l’électricité. Ces filières alimentent les trois usages clés — chaleur, électricité, transports — selon les trajectoires fixées par la PPE et les politiques publiques.

